Sentiers valaisans

Chantons les sentiers des plaines

Se déroulant dans les blés

O bel été tu ramènes

La moisson des fleurs des prés

Refrain

Sentiers valaisans, de là-bas, de là-haut

Sentiers conduisant vers un ciel

Toujours plus beau (bis)

Olio o holdio (4 fois)

Chantons les sentiers des vignes

Escaladant les vieux murs

Cueillons les grappes malignes

Où rayonne un ciel si pur

Chantons les sentiers des roches

Courant parmi les troupeaux

Au son des joyeuses cloches

Carillonnant tout là-haut

Chantons les sentiers des cimes

S’élançant vers l’infini

Veillant sur les grands abîmes

Ils vont jusqu’au paradis

Étoile des neiges

Dans un coin perdu de montagne

Un tout petit savoyard

Chantait son amour dans le calme du soir

Près de sa bergère au doux regard

Etoile des neiges, Mon cœur amoureux

S’est pris au piège, De tes grands yeux

Je te donne en gage, Cette croix d’argent

Et de t’aimer toute la vie, J’en fais serment

Hélas, soupirait la bergère

Que répondront nos parents

Comment ferons-nous, nous n’avons pas d’argent

Pour nous marier dès le printemps

Etoile des neiges, sèche tes beaux yeux

Le ciel protège les amoureux

Je pars en voyage, pour qu’à mon retour

A tout jamais, plus rien n’empêche notre amour

Alors il partit vers la ville

Et ramoneur il se fit

Sur les cheminées dans le vent et la pluie

Comme un petit diable noir de suie

Etoile des neige, sèche tes beaux yeux

Le ciel protège les amoureux

Ne perds pas courage, il te reviendra

Et tu seras bientôt encore entre ses bras

Et comme les beaux jours refleurirent

Il s’en revint au hameau

Et sa fiancée l’attendait tout 1à-haut

Parmi les clochettes du troupeau

Etoile des neiges, Les garçons d’honneur

Vont en cortège portant des fleurs

Par un mariage finit mon histoire

De la bergère et de son petit Savoyard

Petit Jean Jean

Petit, j’étais dans la maison d’mon père.

J’avais dix ans, et j’étais orphelin.

Ma mère m’a dit, ma mère m’a dit,

En mourrant sur la paille:

“Petit Jean-Jean, t’es pas si malheureux.”

Je suis berger, je mets en champ mes vaches,

Quand vient le soir, je reviens en chantant.

Quand vient le soir, quand vient le soir,

Je ris et puis je chante :

“Petit Jean-jean, t’es pas si malheureux.”

Quand vient l’hiver, les vaches se reposent,

Dans la nature, le ciel est triste et noir.

Dans mon jardin, dans mon jardin,

Il n’y a plus de roses,

Mais dans mon cœur, fleurit toujours l’espoir !

Mais quand avril revêt son doux feuillage,

Quand les oiseaux font leurs chants plus joyeux,

J’les entends dire, j’les entend dire

Au loin sur mon passage :

“Petit Jean-Jean, t’es pas si malheureux.”

Chanson des poreaux (Saint-Maurice, Valais, Suisse)

Harmonisation : Marius Pasquier


1.

J’ai cherché partout en Suisse,

Par les monts, par les coteaux, oh, oh !

J’n’ai trouvé qu’à Saint-Maurice

Des garçons aussi costauds.

Refrain:

Le secret de cette histoire,

C’est que par chez nous on sait manger,

Aux Bernois les « Schnetz » aux poires

Et les gratte-à-cul sucrés
Y’a des gens qui croient qu’la soupe,

C’est des carottes, avec de l’eau

Chez nous pour casser la croûte,

Il nous faut des poreaux

2.

Quand bébé arrive au monde, 

On en met dans son bib’ron, c’est bon !

Rien qu’à voir ses joues tout’ rondes

Et ses beaux biceps tout ronds.

Refrain

3.

Des poreaux dans le potage, 

Ou mijotés dans le lard, quel art !

Ça convient à tous les âges,

Essayez, c’est pas trop tard.

Refrain

4.

Du berceau jusqu’à la tombe, 

On en mange des quintaux, oh, oh !

Et l’on reste par le monde,

Aussi longtemps qu’il le faut.

Refrain


La Montagne – Jean Ferrat

Ils quittent un à un le pays

Pour s’en aller gagner leur vie

Loin de la terre où ils sont nés

Depuis longtemps ils en rêvaient

De la ville et de ses secrets

Du formica et du ciné

Les vieux, ça n’était pas original

Quand ils s’essuyaient machinal

D’un revers de manche les lèvres

Mais ils savaient tous à propos

Tuer la caille ou le perdreau

Et manger la tomme de chèvre 

Refrain:

Pourtant que la montagne est belle

Comment peut-on s’imaginer

En voyant un vol d’hirondelles

Que l’automne vient d’arriver?
Avec leurs mains dessus leurs têtes

Ils avaient monté des murettes

Jusqu’au sommet de la colline

Qu’importent les jours, les années

Ils avaient tous l’âme bien née

Noueuse comme un pied de vigne

Les vignes, elles courent dans la forêt

Le vin ne sera plus tiré

C’était une horrible piquette

Mais il faisait des centenaires

A ne plus savoir qu’en faire

S’il ne vous tournait pas la tête

Refrain

Deux chèvres et puis quelques moutons

Une année bonne et l’autre non

Et sans vacances et sans sorties

Les filles veulent aller au bal

Il n’y a rien de plus normal

Que de vouloir vivre sa vie

Leur vie, ils seront flics ou fonctionnaires

De quoi attendre sans s’en faire

Que l’heure de la retraite sonne

Il faut savoir ce que l’on aime

Et rentrer dans son H.L.M.

Manger du poulet aux hormones


Refrain


Son joli nom de Ninon

– 1 –

J’ai connu une fille brune
Que j’aimais bien tendrement
Cet amour que j’aimais tant
N’a duré qu’un clair de lune
Mais elle avait le joli nom
Le joli nom de Ninon,
Le joli nom de Ninon.

– 2 –

Autrefois dans la vallée
À travers les sentiers perdus
J’ai baisé ses jolis pieds nus
Tout humide de rosée
J’ai gravé dans un sillon
Son joli nom de Ninon (bis)

– 3 –

Maintenant cette fille brune
Porte des robes de velours
Elle en change autant de fois
Que le ciel change de lune
Elle n’a plus le joli nom
Le joli nom de Ninon (bis).

– 4 –

L’autre jour, je l’ai revue
Elle revenait des bois,
Mais ce n’était plus sa voix
Ni sa tournure ingénue
Elle n’a plus son joli nom,
Son joli nom de Ninon (bis).

 

Y’a-t-il rien

Notre chalet,  là-haut

Y’a-t-il rien d’aussi beau
Y’a-t-ill rien d’aussi beau
Que notre petit chalet, là-haut
Loin du bruit et loin des routes,
Loin du monde et près de Dieu.
Bien planté sur le coteau,
Bien planté sur le coteau
C’est notre petit chalet, là-haut.

Plein de rire et de chansons,
Plein de rire et de chansons,
Il fait bon être au chalet, là-haut.
On peut y chanter sans trêve,
La montagne vous répond,
Vers le ciel comme un oiseau.
Vers le ciel comme un oiseau
Oh ! Comme il fait bon chanter, là-haut.

Quand mon cœur a du souci,
Quand mon cœur a du souci.
Je pense au petit chalet, là-haut.
Par là-haut la vie est bonne
Et le cœur se sent plus fort,
Et moins lourd est le fardeau,
Et moins lourd est le fardeau,
Quand je pense à mon chalet, là-haut

La vie est brève ici-bas,
La vie est brève ici-bas,
Un jour il faudra partir, plus-haut.
Oh ! Seigneur, pour récompense,
Si je vais en paradis
Je ne vois rien de plus beau,
Je ne vois rien de plus beau,
Qu’un autre petit chalet, là-haut.

 

La boulangère

La boulangère a mis sa robe claire

Elle s’en va vers le hameau voisin

Près d’elle passe un joyeux militaire

Faisant comme elle, à pied

Le même chemin

« Si nous marchions à deux ça vaudrait mieux

Si ça vous va, à moi ça m’irait bien

J’vous dirai la chanson

Qu’on chante au bataillon »

 

Refrain

Boulangère et boulangère

Faut pas s’en faire (bis)

Les amour ça va ça vient

Ça fait du bien

Un baiser oui une baiser

C’est une affaire surtout

Quand personne n’en sait rien

Oui n’en sait rien

 

En passant par le bois des tourterelles

L’oiseau chantait et le ciel était bleu

La belle dit : « ah que les fleurs sont belles »

Le soldat dit : « asseyons-nous un peu

Ecoutons les pinsons dans les buissons

Quand il chante pour nous

L’amour est bon

Allez-vous me refuser de m’laisser

Prendre un baiser »

 

Refrain

Boulangère et boulangère

Faut pas s’en faire (bis)

Les amour ça va ça vient

Ça fait du bien

Un baiser oui une baiser

C’est une affaire surtout

Quand personne n’en sait rien

Oui n’en sait rien

 

De la chanson la fin est un mystère

Que le soldat jamais ne trahira

Embrassa-t-il la belle boulangère

Ce n’est pas elle au non qui le dira

Aux portes du hameau sans dire un mot

Le regardant partir fut un soupir

Et le soldat content

Repris sa route en chantant

 

Gentille batelière

– 1 –

Gentille batelière

Laisse là ton bateau

Préfère à ta chaumière

Les honneurs du château

J’irai cueillir la fleur nouvelle

Chaque matin pour toi

Tu choisiras rubis, dentelles,

Blanche, viens avec moi.

 

Refrain

Non, non, non, j’aime mieux mon bateau

Ma rame flexible sur l’onde limpide

Et ma chaumière au bord de l’eau

Tra la la la la la la la.

 

– 2 –

Belle enfant qu’au rivage

On entend chaque soir

Malgré les vents, l’orage,

Dire des chants d’espoir

Tu reverras, dans la vallée,

Les chalets et les bois

Tu ne seras plus isolée

Blanche, viens avec moi.

 

– 3 –

Rien ne trouble ton âme

Rien ne trouble ton coeur

Tu doutes de ma flamme

Tu ris de ma douleur

Que te faut-il, enfant cruelle,

Pour chasser ton dédain

Te faire oublier ta nacelle

Veux-tu mon coeur, ma main ?

 

Dernier refrain

Ah! ah! ah! cette fois mon seigneur

Tra la la la laire, tra la la la laire

Je peux bien vous donner mon coeur

Tra la la la la la la la.

 

Le vigneron

Refrain

Le vigneron monte à sa vigne

Où es tu, vigneron ?

Le vigneron monte à sa vigne

Du bord de l’eau jusqu’au ciel là-haut.

 

– 1 –

On voit d’abord son vieux chapeau

C’est pas un chapeau du dimanche

Il a plutôt l’air d’un corbeau

Perché sur une branche

Où es tu, vigneron ? (bis)

 

– 2 –

On voit ensuite son fossoir

C’est pas un fossoir de gamine

Il a plutôt l’air d’un buttoir

Au flanc d’une colline

Où es tu, vigneron ? (bis)

 

– 3 –

On voit paraître ses deux bras

C’est pas les deux bras d’une fille

Pas ceux non plus d’un avocat

Qui boit la camomille

Où es tu, vigneron ? (bis)

 

– 4 –

Enfin voici ses gros souliers

C’est pas des souliers pour la danse

Il sont plutôt faits pour monter

Jusqu’où le ciel commence

T’y voici vigneron. (bis)

 

Dernier refrain

Le vigneron monte à sa vigne

Te voici, vigneron

Le vigneron monte à sa vigne

Du bord de l’eau jusqu’au ciel là-haut !

Te voici, te voici vigneron !